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Hem... C'est une idée d'article que j'ai eu après avoir commencé quelques textes avec une narration plus ou moins vulgaire... Je ne dis pas que cet article est complet, ni que j'ai la science infuse ( Il est possible que je commette d'énormes erreurs, je ne suis pas un pro loin de là.) mais en tout cas il me permet de mettre le holà sur certaines utilisations que je trouve abusives : ( Même si cet article ne risque pas, en réalité, d'intéresser grand monde. XD )
Donc, la vulgarité... C'est quelque chose qu'il faut savoir doser.
Si c'est sa personnalité, un personnage peut se montrer vulgaire, mais il ne faut pas confondre vulgarité gratuite et personnalité, ni vulgarité et narration à la Troisième personne et/ou à la Première.
Explications :
Personnalité et vulgarité gratuite :
Certains auteurs, souvent jeunes, s'imaginent que plus leur texte est vulgaire plus il est cool, si bien que ce parasite en arrive à contaminer leurs personnages... Mais il faut savoir que la vulgarité n'est PAS cool si elle est mal dosée. Au contraire, elle va apparaitre désagréable, peu crédible, et vous donne l'impression d'avoir en face de vous un auteur immature.
Dans un exemple de passage de vulgarité mal dosée, je me souviens d'une discussion dans une fanfic Naruto entre Kakashi et Sasuke... Je ne me souviens plus exactement des mots ni du contexte exacte * Donc je vais réécrire ça comme ça me viens. * mais ça donnait un truc comme ça :
Sasuke, Sakura et Kakashi sont dans la montagne. D'un seul coup ( Sans explications, rien,) Sasuke s'adresse à Kakashi de la sorte :
Sasuke : Qu'est-ce que t'as enfoiré ?
Kakashi : T'as un problème, fils de pute ?
Sasuke : Bâtard, tu veux que je te casse ta putain de gueule ?!
Bref : C'est grossier et mal dosé !
Pour écrire un truc pareil, je ne sais pas ce que l'auteur avait en tête mais niveau pas crédible et vulgarité mal dosée, on tiens le pompon.
Déjà, faut penser au fait que c'est Kakashi et Sasuke ! Franchement, je vois mal Kakashi s'adresser ainsi au merdeux... Ce genre de délire peut passer dans une fic comique ou une parodie ( Mais là encore, le niveau est trop élevé pour que ça soit drôle.) mais alors dans une fic sérieuse, là, pas du tout !
Si on veut créer un affrontement entre les deux hommes, ( Qui, je crois, étaient amoureux de Sakura... Qui elle sortait avec Kakashi mais était toujours en love de Sasuke. * En fait un scénario qui se retrouve dans énormément de fanfic Naruto. XD *) en gardant un langage plus ou moins « vulgaire/familier », on pourrait amener les choses ainsi :
Surprenant le regard lubrique de Sasuke sur Sakura, Kakashi sentit son sang ne faire qu'un tour et toisa le morveux qui osait reluquer sa belle.
Un sourire hautin sur les traits, Sasuke soutint le regard de son ancien professeur et lança :
- Quoi ? Un problème ?
« Sale petit... ! » s'étouffa l'homme masqué, ne se retenant qu'avec difficultés de l'étrangler.
- Fais gaffe où tu poses les yeux, gamin !
- T'as peur que je te pique ta minette papy ? Railla Sasuke, insolent au possible.
Angoissée par la soudaine tension entre ses deux compagnons, la jeune femme se mordit la lèvre et se demanda que faire pour détendre l'atmosphère.
C'est pas du grand art, * Pas envie de me casser la tête non plus ! XD * mais au moins ça me semble plus correcte et surtout, pas besoin de vulgarité gratuite pour que les deux hommes en viennent presque à se foutre sur la tronche.
Pour ce qui est d'un exemple de vulgarité qui peut passer, suivant la chasteté des oreilles, mais qui est pour moi légitime quand on respecte le caractère de ses personnages sans en abuser, prenons l'exemple de deux mecs appartenant à des milieux différents.
Disons que Jack c'est le mec posé, issus d'une famille aisée, mais qui a son petit caractère à l'occasion.
Imizoni, c'est le mec qui parle... Heu... Comme il parle, sans retenue, avec un franc-parler et qui n'hésite pas à laisser le champ libre à son caractère sulfurique.
Imizoni venait d'arriver au bureau de Jack. Debout face à la fenêtre, l'homme tourna son regard en direction de son visiteur et le salua d'un signe de tête.
- Putain, mec, c'est un bordel ton immeuble ! Trois plombes pour te trouver. Grogna Imizoni en refermant la porte.
Jack haussa un sourcil, étonné.
- Enzy ne t'a pas accompagné ?
- Qui ?
- Le réceptionniste.
- Ah lui ! Nan, l'a pas voulu bouger son cul.
Jack soupira et amena une main à ses cheveux bruns. Enzy devenait un véritable problème...
- Bon et pour ce qui est de... Tu sais qui ?
- Gamma ? No blem, j'ai un pote qui le surveille genre discret.
- Et ?
Imizoni fit la grimace.
- Ben... Y t'a déjà entubé d'la moitié du fric !
- Petit con ! Pesta Jack.
Bien sûr, suivant la situation, on peut aisément corser la chose. Mais bon user de trop de vulgarités dans un passage aussi calme que celui décrit plus haut, je pense que ce serait désagréable. * Ou alors faut vraiment que l'un des personnages soit particulièrement sans gênes et vulgaire en toutes circonstances, mais en règle générale ce genre de personnage n'ait pas sympathique. *
Vulgarité et narration à la Troisième personne :
Il ne faut pas confondre narration à la Troisième personne et à la Première ! Si on peut se permettre la vulgarité dans la deuxième ( Sur laquelle je reviendrais plus tard. ) la première ne permet qu'un nombre limité de vulgarités en sa masse...
Toutefois, ce genre de narration n'interdit pas toutes formes de vulgarité ou de familiarité... Il faut juste savoir les doser et ne pas en abuser !
Imaginez lire un texte du genre :
L'enfoiré de Tom ramena sa gueule de merde dans le souk de Jimmy.
Le fumier latta la porte en gueulant comme un fils de pute et força son proprio à bouger son cul pour lui ouvrir.
- Putain de bordel d'enfoiré, Tom, je vais te niquer la gueule !
- Bah ramène toi, tarlouse !
Ok, STOP ! XD Déjà, le problème avec ce genre de narration, où l'on veut absolument voir chaque mot gerber de la vulgarité, c'est qu'ils sont vite victimes de la répétition. Mais aussi, et surtout, que ce n'est pas agréable ! Et imaginez ce que ça donnerait si la narration était vulgaire et que les personnages se parlaient comme des culs bénis ? Y aurait un malaise.
Maintenant, un genre de narration à la Troisième personne où on peut se permettre de la familiarité... Ben, avant toute chose faut voir le contexte ! Allez pas nous en foutre si vous nous racontez la vie d'une famille digne de la petite maison dans la prairie, ça ferait tâche ! Ca peut être marrant si c'est de la parodie mais si vous vous essayez à quelque chose de sérieux oubliez cash !
( Un bon exemple ? Les disques mondes. Je trouve que leur auteur use parfaitement de cette vulgarité et cette familiarité permise à La Troisième personne. )
Bon et maintenant un exemple... Heu... * Cherche quoi écrire. *
Marc était un bel enfoiré... Pas du genre à vous baiser par derrière, mais du style à vous sourire en draguant votre nana sous votre nez.
Une main dans la poche, l'autre occupée à s'allumer une cigarette, il reluqua la réceptionniste du coin de l'½il et eut un gloussement pervers. C'est quelle était bien roulée la gamine !
Là encore, la vulgarité et la familiarité peut être plus ou moins corsée selon son auteur... * Tout en sachant que le public ne sera pas le même. * Toutefois, il y a une chose très importante à retenir avec la vulgarité : Quand on ne sait ni la doser, ni la maîtriser, on y touche pas !
Vulgarité gratuite et narration à la Première personne :
Là, on peut dire que tout est (presque) permis ! Toutefois, vu que c'est votre personnage qui s'exprime, il faut avant tout respecter son caractère.
N'allez pas lui faire parler comme la caïra pur sang alors que c'est une cruche de base qu'a pas inventée l'eau chaude !
Autre chose ? Ouais, vulgarité d'accord mais faut éviter la vulgarité gratuite ! Pensez bien que : Plus vous vous montrerez vulgaire, moins de personnes supporteront de lire ce que vous écrivez. Et encore et toujours, la vulgarité, si on la maîtrise pas, Première personne ou non, on y touche pas !
Là je ne saurais donner de mauvais exemples... Il doit y en avoir un paquet mais comme les textes à la Première personne ne courent pas les rues dans les fics que je peux lire, j'aurais du mal à me souvenir d'une mauvaise utilisation de ce genre.
Bref, y aurait bien le coup cité plus haut, du genre la cruche que l'auteur fait parler comme une pure méchante killer de la mort juste parce que ça fait plus cool. Ouais, en fait je crois que c'est vraiment l'erreur à éviter dans ce genre de narration : Ne pas respecter le caractère de son personnage !
Prenons un exemple simple, Jimmy, jeune homme au sang chaud, assassin et élevé dans les bas fonds de son monde. ( Exemple type SF XD )
Si on le fait s'exprimer différemment entre la narration et les dialogues, ça donnerait ça :
L'homme s'approcha de moi et me tendit la main. Une main puissante.
Je la serra et ne pus m'empêcher grogner contre Louise. Il savait que je n'aimais pas ce genre de personnage, aussi pourquoi continuait-il à m'en présenter ? C'était vexant à force.
- Bon ok, Louise, c'est quoi ton délire encore ? Dis-je sans me soucier d'avantage de l'inconnu.
Louise parut fâché par mon attitude et me répondit :
- Quoi ? T'avais pas besoin de fric ?
- De fric d'accord, mais si c'est pour faire le guignol avec un des tes loustiques, tu m'oublies sérieux !
Maintenant en respectant le caractère de Jimmy ça donnerais ça :
Le type s'approcha de moi et me tendit la main... Le genre de paluche qui qui vous en retourne une et vous laisse à terre.
La serrant, je ne pus m'empêcher de pester contre Louise et ses plans pourris. Il savait que je ne piffais pas ce genre de gus, mais fallait qu'il continue à m'en ramener !
- Bon ok, Louise, c'est quoi ton délire encore ? Grognais-je sans me soucier de notre copain mystère.
A voir son expression, Louise me sembla sur le point de me décalquer les oreilles et cracha :
- Quoi ? T'avais pas besoin de fric ?
- De fric, d'accord, mais si c'est pour faire le guignol avec un de tes loustiques, tu m'oublies sérieux !
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